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Date de création : 19.02.2021
Dernière mise à jour : 23.02.2021
10 articles


Entre dodo, boulot et dodo

Entre dodo, boulot et dodo

Dans KINDLE version numérique gratuite  version papier plus présentable vi qu'elle respecte mieux les pieds de page.  

Il existe 4 versions de ce bouquin :  français, espagnol, esperanto e inglès

pour le trouver voici le lien:

https://www.amazon.fr/dp/1797740814

https://www.amazon.es/dp/1797740814
https://www.amazon.com/dp/1797740814

 

Voici un resumé du livre ou vous trouverez plusieurs histories

Le bouchon.

La comtesse de Pesailles. 2

L'inconnue de Valence. 6

Marguerite, je vous en supplie, ne partez pas ! 11

Grand-mère, 82 ans, s’est mise au cannabis. 15

La coiffeuse. 19

Le mystère De Mary Elisabeth. 25

Mon studio. 29

 

Ce livre  est en quatre langues: français, anglais, espagnol et esperanto

Allons donc voir ce qu'il contient

 

La comtesse de Pesailles

J’étais petite, toute petite, encore dans mon berceau sans doute, lorsque ma mère inventa que

j’avais reçu le titre de comtesse de Pesailles.

Oh !  Ce n’est pas que ma mère soit snob, loin de la. 

A l’époque, bien que, par son mariage, elle s’était libérée de sa famille, elle se sentait encore un peu la domestique de ses sœurs cadettes et de son petit frère.  Ceux-ci, par contre aimaient se monter supérieurs :  Certains semblaient même avoir très bien réussi dans leur vie et aimaient s’en vanter.

Servante, elle l’avait toujours été.  Depuis sa plus tendre enfance on l’avait dressée pour rendre des services et aider dans le ménage.  Elle devait veiller sur les plus petits et surtout ne pas suivre l’exemple de sa sœur aînée.  Cette dernière, cinq ans plus âgée, avait gardé un sale caractère d’enfant unique, trop gâtée.

Ce soir là, toute la famille s’était réunie pour fêter, je ne sais quoi.  Tout le monde avait quelque chose de nouveau à raconter. 

Une de ses sœurs avait plus encore à dire.  Il faut dire qu’un petit rien, un je ne sais quoi, la faisait rêver et broder des histoires intéressantes  Elle aimait être la princesse adulée et adorait qu’on admire ses talents et ses cadeaux.  Elle avait toujours quelque chose à raconter pour la moindre petite bague, la nouvelle robe qu’elle portait ou encore..... sur une réunion ou l’autre qu’elle avait eu au bureau le film qu’elle avait vu au cinéma.....  A l’époque, la plupart des gens n’y allaient que deux ou trois fois par an, tout au plus et inutile de préciser que ma mère faisait partie de cette catégorie.

Maman les écoutait tous, en silence.  Elle avait,  bien envie d’être à son tour admirée.  Elle aussi, voulait avoir quelque chose à raconter.

Soudain, ma mère se rappela d’une grand-tante et du grand-oncle de papa, qui n’avaient pas d’héritier, et qu’on avait surnommé les pesailles, à cause des pesailles[1] qu’ils avaient accumulé durant leur existence.  Et c’est alors qu’elle eut l’idée de raconter sur cette noble famille, sans héritiers. 

A cette époque, j’étais, aussi bien du côté paternel que maternel,  la seule petite fille.  Donc, la seule descendante, de ma génération.

Les Pesailles m’avaient trouvée, si belle, si mignonne, qu’ils avaient..... selon maman..... fait la promesse formelle que j’allais hériter du titre de comtesse de Pesailles.

La famille de ma mère fut surprise :  Certains n’y croyaient guère, d’autres restaient perplexes : Etait-ce vrai ?  Ce serait formidable pour la petite.  Peut-être, qu’entre-temps, il y aura d’autres héritiers.....  

Mais ma tante Marythe, goba le tout, sans rien dire.  Ce n’est que bien longtemps plus tard qu’elle appris, par un de ses collègues de bureau, à qui elle raconta mon histoire pour la quantième fois, que non seulement il n’y avait pas de comte de Pesailles, mais que pesailles voulait dire argent et c' était un sobriquet ; pour une famille qui avait de l' argent

 

®

 

 

A l’époque, je me foutais pas mal des pesailles.  Et, je dois avouer, en toute franchise,  que durant toute mon enfance et même ma jeunesse, j’agissais comme si j’avais réellement hérité du titre et de la fortune des Pesailles :  C’est à dire sans chercher à gagner de l’argent.  Je n’en dépensais pas non plus.

 

 

Pour en savoir la suite  c'est dans le livre du même nom.

 

L'inconnue de Valence

Par Michèle Deloover Flamand

Cette histoire m’a été commentée par un copain, qui la tenait d’un ami de son cousin, qui m’affirmait être totalement vraie.

 A l’époque mon copain, José, était étudiant à l’université de Valencia (Espagne)  Son  cousin, Pedro étudiait dans la même université, deux années plus avancées que lui-même.  De temps à autres ils se réunissaient dans une discothèque proche de l’université.

Pedro était ami avec un  jeune très studieux, surnommé Pancho.  Ce dernier passait toutes ses soirées et fin de semaines à étudier et ne sortait jamais malgré les insistances de ses copains.

Mais à la fin de l’année scolaire, après les examens, Pancho se décida a sortir.

 

La soirée était agréable. La plupart des jeunes se connaissaient.  Pancho n’eut donc aucune difficulté à s’intégrer dans les groupes.  Au petit matin on s’aperçut qu’il y avait, dans un coin de la salle, une jeune fille qui semblait être là en simple spectatrice.  Personne ne l’avait remarqué et personne ne semblait la connaître.

 

~C’est certainement une fille qui accompagne quelqu’un

~ Elle est chouette, pas vrai ?

~ Un peu vieux jeu, pour moi..... elle vient certainement d’un village !

~ C’est peut-être une étrangère !

~ Dans cette boite pour étudiants !  Je ne crois pas..... Elle est certainement venue avec quelqu’un.....  Ou peut-être qu’elle est venue rechercher quelqu’un.  Je suppose qu’elle vient d’arriver sinon, on l’aurait remarquée, il me semble. ”

 

Pancho resta tout un temps à l’observer.  Décidément, la jeune fille semblait sortir de l’ordinaire :  elle semblait sérieuse, réservée, et chose curieuse, bien qu’elle était vraiment ravissante, elle ne dansait pas.  Personne ne l’invitait.

Le jeune homme pensa donc qu’il était temps de tenter sa chance.  Il l’invita à danser

Elle accepta immédiatement. La jeune fille était vraiment belle mais pas très bavarde.

«  Elle est peut-être timide »  Pensa-t-il

“ Tu[2] es étudiante ? ”  Lui demanda-t-il

“ Oui

~ Où ça ?

~ A l’université

~ C’est curieux !  Je ne t’ai jamais vue !  Dans quelle branche étudies-tu ? ”

C’était un peu normal qu’il n’ait  jamais aperçut  la jeune fille.  Elle étudiait une branche toute différente de la sienne.   Et puis, il y a tant d’étudiants à l’université !  Sans compter que Pancho n’était pas là pour rechercher une fille.  Aujourd’hui, c’était différent !  Il était en vacance.  Il n’avait que deux examens de passage à préparer.  Deux cours, que s’il avait voulu, il aurait tout aussi bien pu essayer de passer les examens.  Mais le jeune homme avait préféré les laisser à plus tard de manière à mieux se préparer pour les autres cours.

 

En fait, en Espagne, les cours vont par « asignaturas »  Il n’est pas rare de voir des étudiants, obligés de travailler, suivre la moitié des cours, jusqu’à un niveau où il en arrive à une année où ils en sont soit à de la pratique ou a des révisions durant lesquelles il y a moins à étudier.  C’est alors qu’ils en profitent pour choisir les « asignaturas » qu’ils n’avaient pas fait auparavant.  Certains passent leurs vacances à étudier une ou deux « assignaturas » plus faciles et passe l’examen à la rentrée des classes.  C’est ainsi que mon copain, qui étudiait les lois, avait terminé certains cours, pendant qu’il n’en était qu’en quatrième et en deuxième pour d’autres cours.

 

Anita Perez, avait touché le cœur de Pancho.  En plus elle était très intelligente. Et il ne faut pas s’étonner que le jeune homme  laissa ses copains pour faire connaissance de la jeune fille

 

“~ Il est temps que je parte, maintenant ”  Fit-elle, alors que la soirée n’était pas encore prête à se terminer  “ Je ne veux pas rentrer tard.....

~ Tu ne vas tout de même pas nous quitter maintenant !  Le meilleur de la soirée est à peine commencé

~ Je ne peux vraiment pas rester

~ J’aimerais te revoir..... Bon, je veux dire..... avant notre retour à l’université

~ Oh !  Je ne crois pas que ce sera possible !

~ Pourquoi pas ?  Y a-t-il quelque chose en moi qui te déplait ?

~ Non !  Absolument pas !

~ Tu dois partit quelque part ?  Tu parts à l’étranger ?

~ Non, ce n’est pas ça..... Je ne peux pas te l’expliquer

~ Pourquoi pas ?  Tu peux me le dire ?   Tu sais,  J’aimerais vraiment te revoir ”

 

  Le reste se trouve dans le livre du même nom

 

 

Marguerite, je vous en supplie, ne partez pas !

Par Michèle Deloover Flamand

 

C'est une petite piece de théatre a jouer devant les invités pour ensuite leur demander de se servir sois même car la servante vient de partir

 

~ Ah non!  Non, non, non.....   Moi assez, moi partir..... Ça est beaucoup trop pour moi..... Moi rend mon tablier, moi plus vouloir travailler ici..... Ici jamais avoir fini, moi, comme esclave.  Nettoyer, faire courses, préparer à manger, servir tables, faire vaisselle..... jamais finir..... Moi tout faire ici

~ Marguerite !   Qu’est-ce qui se passe, Marguerite !   Tenez bon !  Ce n’est pas le moment de craquer, alors que nous avons plein d’invités..... Allons, allons calmez-vous.  Est-ce que vous voulez un petit verre pour vous mettre en forme ?

~ Non, Madame, moi partir.  En avoir assez de cette maison

~ Est-ce que vous n’êtes pas bien ici ?  Vous êtes ici comme si vous étiez dans votre propre famille..... Je vous ai recueillie, alors que vous n’aviez même pas les papiers en règle.  Et c’est grâce à moi que vous avez un permis de travail..... Vous êtes logée, nourrie.....

~ Logée et nourrie, peut-être !  mais jamais payée

~ Comment ça, jamais payée ?  Je vous donne quand même des dringuelles, de temps à autre..... d’ailleurs, rappelez-vous..... Je vous ai encore donné 50 € pour votre Noël.....  sans compter que c’est encore moi qui vous habille, parce que les fringues que vous avez apportés de votre pays.....

~ Pour ce qui est de m’habiller, vous dire vrai.  Mais vous oublier que donner à moi tout ce que pauvres pas vouloir..... Regardez robe que vous  donner semaine dernière à moi..... pleine de trous, toute déchirée !

~ Mais c’est beau ça, Marguerite !  Les hippies en sont jaloux..... Et puis, n’oubliez pas qu’en échange de vos services, je vous donne des cours de français, vous êtes logée et nourrie

~ Vous pas toujours donner bon français.  Tenez !  quand moi dire,  bureau des émigrés, que moi bougnoule, eux rire..... moi pas savoir pourquoi, mais quand dire,  invités à vous, que moi bougnoule eux rire très fort..... alors, moi pas bête, moi comprendre..... Vous dire ça de moi parce que vous pas gentille

~ Mais c’est pas méchant ça !  Je dis bougnoule, comme si, je dirais..... ma petite chérie, ma puce, mon chou..... Enfin !  Réfléchissez un petit peu..... Je vous ai recueillie comme si vous étiez ma propre fille..... Voyez vous-même !  Est-ce que vous ne mangez pas toujours avec moi..... de ma propre table

~ Ah ça oui !  Moi manger restes que madame avoir en trop..... toujours après que chien avoir refusé, restes

~ Pas toujours !  Hier je vous ai donné toute la viande

~ Oui !  Parce que trop épicée, sinon moi jamais recevoir viande.  Les autres jours chien de madame manger restes..... Maintenant fini, moi avoir petit ami et moi partir avec lui

~ C’est ça ? ..... ..... bon, si vous voulez partir, je ne vous retiendrai pas.....  Mais Marguerite, réfléchissez un peu

~ Vous toujours dire Marguerite à moi, mais nom à moi, pas Marguerite.....

~ Oui, oui, je sais Vous avez un nom qui m’est impossible à prononcer..... Vous êtes venue en Europe, il est normal que vous adoptiez un nom civilisé.  Et je trouve que le nom de Marguerite vous va à merveille

~ Petit ami très bon avec moi..... Lui savoir dire mon nom.  Moi partir avec lui

~ C’est ça allez vous faire esclave d’un homme..... ..... Mais Marguerite !  Réfléchissez bien à ce que vous allez faire, car  je vous préviens,  si vous partez, vous ne pourrez plus revenir ici

~ Moi tout réfléchi, moi partir, moi remettre mon tablier

~ Marguerite, calmez-vous. Réfléchissez encore !  Attendez demain..... La nuit porte conseille..... Vous verrez, demain ça ira mieux.....

~ Non ! Madame, moi plus attendre, moi partir

~ Si vous voulez vraiment partir, je ne vous retiendrai pas !  Mais s’il vous plaît, ne partez pas aujourd’hui que j’ai tant d’invités..... Allons Marguerite, restez encore aujourd’hui.  Demain on en reparlera

~

~ Si vous restez, je double votre salaire

 

 

A suivre dans le livre du même nom

 

Grand-mère, 82 ans, s’est mise au cannabis

 

Par Michèle Deloover Flamand

Avaler de la fumée ?  Mais comment est-ce qu’on peut avaler de la fumée ?

Ma mère était dans la pièce d’à côté, entourée de ses petits enfants.

Curieuse d’en connaître plus, j’entrai et m’installa auprès d’eux.

~ Oui, bonne maman, essaie, tu verras ce n’est pas difficile..... tu y arriveras

~ Et..... Est-ce qu’il n’y a pas une autre manière pour ingurgiter cette plante ? ”

Les gars se regardèrent l’un et l’autre, en se souriant pendant que la vieille dame essayait aspirer sa première gorgée de fumée.  Elle se mit à tousser

“ Je n’y arriverai jamais !  Quand je pense que je n’ai jamais voulu fumer de ma vie et me voici obligée de le faire..... ”

L’un de mes neveux lui repris le joint et le porta à ses lèvres.

~  Regarde !  Ce n’est pas si difficile !

~ C’est parce que vous avez l’habitude.....  Moi, si je veux l’employer, ce n’est pas pour me droguer mais pour me soigner..... qu’est-ce qu’on sent quand on l’emploie

~ Tu n’as pas à t’en faire, bonne maman..... Je t’assure qu’on ne se sent ni saoule, ni sur des nuages..... toutes ses choses que l’on raconte sur  le cannabis sont des bêtises.....

~ Les autres drogues, ça c’est  le danger ”  Ajouta son frère

 

Quelqu’un avait sonné.  L’un de mes neveux sortit de la pièce et revint presque aussitôt accompagné d’un autre jeune.

En nous voyant, il sursauta et fit mine de vouloir partir

“ C’est pour elle, que je t’ai fait venir

~ Ah bon ! ”  fit-il en me regardant

“ Non, ce n’est pas pour ma tante, mais pour ma grand-mère ”

Ses yeux s’agrandirent et ses pupilles se dilatèrent.  Il entrouvrit la bouche sans en sortir aucun son

“ elle voudrais l’employer pour des soins thérapeutique !  Ma grand-mère souffre de glaucome et ce qu’elle prend ne fait plus d’effet

~ Oui, ça fait un an à peu près, qu’on me change continuellement les gouttes.  On m’en donne parfois des, qui me font mal..... mais mal.....  Sans compter que le plupart d’entre elles ne sont presque pas remboursées..... tenez, les dernières ne sont même pas remboursables..... Et ça coûte cher.  Si seulement cela faisait de l’effet ! ”

Une fois rassuré, le gars entra et vint s’asseoir juste en face de nous.  Le beau jeune homme blond n’avait pas du tout l’air d’un drogué.  Pas plus que mes neveux d’ailleurs, pourtant ces derniers venaient de terminer un joint (qu’ils avaient partagé avec leur grand-mère)

Il sortit de sa poche intérieur deux petits bouquins concernant le cannabis et nous les présenta.  Ensuite il tendit à ma mère un petit paquet contenant quelques doses.  De quoi faire quelques mois d’essais !

“ Moi, ce qui m’ennuie c’est de devoir fumer, alors que je n’ai jamais voulu fumer

~ Si tu fumes, tu sentiras l’effet immédiatement, bonne-maman !

~ Vous pourriez aussi essayer de macérer ces plantes dans du miel.....

~ Oui, c’est vrai.  Mais l’effet tarde beaucoup plus. 

~ C’est quoi que l’on doit sentir ?  On a la tête qui tourne ? Est-ce qu’on sent une fatigue, ou quelque chose ainsi

 

suite dans le livre du même nom

 

La coiffeuse

Le home himalaya : Les joies de la maison de repos.

 

Par M. Deloover Flamand

 

 

Himalaya était une très grande vieille maison de campagne qui avait été restaurée et transformée pour recevoir des pensionnes.

Il y avait plein de chambres mais les couloirs restaient étroits ce qui créait des difficultés pour se promener en chaise roulante spécialement lorsqu'on rencontrait quelqu'un.

Il n'y avait pas se salon prévu pour le bien être et pour la première fois qu'on avait permit à une coiffeuse de travailler à domicile on a du improviser une salle.

Pour cela on avait choisi la salle de la chaudière ou on accumulait de tout et même les objets de nettoyage.

Pour laver  les cheveux il fallait aller a un lavabo WC quelques douze mètres plus loin

 

 

 

 

~ Non, madame, il ne faut pas toucher ça ?

~ Ne la laissez pas faire, vous savez, parce qu'avec elle .....

~ Ah oui, Margarita à raison : faites attention !  Elle emporte tout ce qu'elle voit.

~  He !..  Ne partez pas. .....  Allez, donnez~moi ça .....  Voilà, c'est bien.

 

œ

 

J'avais enfin obtenu la permission d'aller coiffer les pensionnées du home ‘ Himalaya ’  Et cela grâce aux prix incroyablement bas, que les pensionnées elles~mêmes m'avaient fixés.  J'avais bien remarqué quelque chose d'anormal.  Mais les plus malines d'entres~elles m'avaient assurée que c'était les prix spéciaux qu'on leur faisait au club de pensionnés.  

 

J'avais appris la coiffure dans ma jeunesse.   Puis n'étant pas satisfaite de moi~même, je me suis dirigée vers le travail de bureau :  la programmation d'ordinateurs, qui me donna du boulot pendant des années, jusqu'au jour où je me trouvai sans travail. 

 

A cause de la ‘ révolutions ’ des ordinateurs durant la période où je cherchais un emploi, je ne fus bientôt plus apte a trouver quoi que ce soit.  Pas d'argent pour me recycler, ( les cours sont toujours payants, et pas bon marché ) j'acceptai très vite des cours de ‘ Inem ’  ( onem espagnol ).  Cours de secrétariat, commerce extérieur, anglais, français et espagnol commercial,  lettres. .....  Mon anglais avait déjà un très bon niveau : first certificate, et les cours que j'ai suivit l'on encore amélioré : Des trente élèves de notre classe, nous n'étions bientôt plus que cinq ou six à suivre le second cours. 

 Mes allocations de chômage se terminèrent en même temps que mes nouvelles études.  Cela ne n'inquiéta guère, vu que je venais d'obtenir des nouveaux certificats à l'appui de mes demandes d'emploi.

Hélas je découvrit très vite qu'il ne suffit pas d'avoir un nombre important de certificats, il faut aussi y apporter ..  la jeunesse. 

 Les rares places qui daignent accepter les gens murs, exigent d'eux une expérience que seul des années de travail dans le même domaine, peuvent le leurs donner. 

Ils cherchent une secrétaire !  Peu importe que celle~ci soit super douée en informatique ( quelle sache installer, désinstaller et solutionner les problèmes d'ordinateurs )  Si elle n'a pas des années d'expérience en secrétariat, il faut qu'elle soit jeune et ..... belle.

Mes économies s'étant évaporées, et n’ayant plus droit aux allocations de chômage, je décidai accepter n'importe quoi, déclaré ou non.  N'importa quoi qui me donna de quoi manger et payer les dettes les plus urgentes.

 

œ

 

~ Attention señorita !  Elle revient ! …..  Au fait,  c'est comment ton prénom ?  Si tu[3] vas travailler ici nous, on doit savoir ton prénom.

~ Mireille

~ Et en espagnol, c'est comment ?

~ Enfin, Rosa, c'est presque la même chose : Mireia, bien sûr.

~ Bo bo~on día a~mimi gos de Dios !

~ Nati, ne viens pas ici .....  Chaque fois que tu viens quelque part, il arrive des catastrophes.

~ Va~t~en !

~ Si, va~t~en !

~ Si zé a~anfie de de  mè fêêfêr  cwa~affer,  zé dwoi d'êt ô~ôssi, too camm   f~f~vous. ”

 

Nati[4], qui avait eu la poliomyélite dans sa jeunesse, avait de grandes difficultés de prononciation. Très obèse, et invalide elle marchait au moyen de deux cannes.  Ses jambes étaient maintenues par des atèles et ses minuscules pieds étaient bottés de chaussure orthopédiques.

Elle venait d'apparaître dans la salle de la chaudière, qui sert de remise. 

La salle était vraiment trop étroite.  On y avait déjà retiré bon nombre de cartons, seaux, fregona[5], brosses etc. ....  pour y faire place provisoirement, au salon de coiffure.

Tout le bardas retiré  attendait dans le corridor que l'opération ‘ belles dames ’  soit  terminée.  On y avait installé quelques anciennes chaises de bois,  pas très confortables, mais très appréciées car, elles occupaient moins de place.

Pour laver les cheveux, il y avait un lavabo, ..... là bas, ..... après le coin, ...... à droite.  Il était assez ample pour recevoir la coiffeuse et la cliente  a qui on lavait la tête.  Mais fallait faire vite car, ce dernier appartenait au  seul WC de dames du rez de chaussée.  Parfois il était occupé, .....et.....   il  faillait attendre !

 

 

Oh combien de difficultés dans un espace aussi réduit en plus de la présences de spectateurs qui pour la première fois voyaient qu'on coiffait dans le home  la suite très mouvementée est racontée dans le livre du même titre.

 

Le mystère De Mary Elisabeth

En me réveillant, ce matin, je fus surprise de ne point reconnaître ma chambre où depuis huit jours je passais mes vacances.

La première sensation que je sentis, lorsque j’étais encore endormie, était cette douleur dans le dos, au niveau des reins.  Douleur produite par un matelas inconfortable. 

Pendant tout un temps, je me trouvais entre le sommeil et le réveil, cherchant la meilleure manière de rester  couchée.

Le matelas semblait être troué.  Je sentais des fonds un peu partout et je changeai de position sans me réveiller complètement.

Quand j’arrivai à ouvrir les yeux, pour la première fois, il faisait encore nuit. Je remarquai que le lit était court.  Très court même, et les draps avaient une odeur de poussiéreux.   Chose encore plus étrange :  Je m’étais couchée tout habillée.  Je n’eus pas l’occasion de chercher d’avantage car, le sommeil était plus fort que ma curiosité.  Je me glissai sur le bord du lit, là où le matelas repose sur le bois et me rendormis aussitôt.

Quand je me réveillai à nouveau.  Je me sentis comme ‘drogui’ et mon corps était aussi las que si j’avais couru le tour d’Angleterre à pied.

 

« Où suis-je ?.....  qu’est-ce qu c’est pour un lit ?.....  Pourquoi est-ce qu’on a mis ces stupides rideaux au-dessus du lit ? »

Je me rappelai alors avoir vu de tels lits dans le musée de Lady Tussau, au nord de Worcester.

« Est-ce que je serais encore dans ce musée ? .....  Est-ce que je me serais évanouie ?.....  Il est vrai que j’en ais fait, des drôles de rêves à propos de ce musée ! »

C’est alors que je me remis à penser à ce qui c’était passé les jours précédents.

 

Je n’avais pas choisi l’endroit où passer mes vacances.  Tout ce que Je désirais était de  pratiquer et perfectionner mon anglais. L’agence de voyage me présenta un tas de possibilités que je finis par choisir d’après mes économies : une pension très bon marché à Northampton

~ Vous, vous plairez ”  M’avait-elle dit l’hôtesse “ De plus, il y a un tas de choses à visiter.....  vous aurez de quoi pratiquer votre anglais

~ Vous croyez ? .....  Je ne crois pas que je saurai visiter beaucoup de chose, avec l’argent qui me reste..... 

~ Essayez quand même de visiter Northampton Central Museum où Art Gallery.  Il y a une fameuse collection de bottes et de chaussures ainsi que les machines pour leur construction à voir

~ Ah oui ! .....  Mais ça n’est pas compris dans le prix.....  Y-a-t-il autre chose à visiter, sans devoir payer l’entrée ?

~ Trois églises.  Une église ronde : Holy sepulcre.  St. Peter’s : une église romande et All Saints, construite à la fin du XVII siècle. ”

 

L’agence avait bien dit :  La ville en valait la peine.  Ce qui me faisait encore plus plaisir, était de pouvoir parler avec la population.

J’avais choisi la formule demi-pension.  Après un copieux petit déjeuner j’allais faire mes balades dans la ville qui me devint très vite familière.

C’est vers le nord-ouest  du parc, pas très loin de la vieille demeure médiévale, reconstruite en 1508 que je rencontrai Lady Diana Tussau.  Une dame d’âge moyen, légèrement potelée, blonde aux yeux bruns.  Toujours habillée comme de l’ancien temps (certainement à cause de l’endroit et pour des touristes) et qui s’exprimait dans un anglais qui me semblait presque incompréhensible.

Elle me paraissait extrêmement sympathique et je crois que cela devait être réciproque car depuis le premier jour de notre rencontre elle me faisait visiter les endroits les plus incroyables.  Grâce à elle, je pus admirer les tableaux de Rubens, de Van dyck, de Reynold et de Gainsborought, gratuitement.

Quelques jours plus tard, elle me parla d’une tournée, vers le nord et l’ouest de Northampton.  Le bus ferait étape à Coventry, Birmingham et Worcester

“ Le voyage sera très intéressant. Vous, qui aimez les peintures, vous en serez enchantée.....  allez-y, je suis sure que cela vous plaira ”

L’après midi, je me dirigeai vers le bureau de vente des billets et me renseignai sur le prix du voyage.

« C’est fou ce que l’Angleterre est devenue chère !.....  Quand j’étais étudiante, on pouvait voyager et acheter des choses pour une bouchée de pain.....  Maintenant, je vois mon argent filer, sans même pouvoir acheter des souvenirs »

 

Voulez vous savoir ce qui est arrivé?  C'est à suive dans le livre du même nom.

 

Mon studio

Je me réjouissais à l’avance de voir, pour la première fois, mon petit studio en plein jour.  Oh, ce n’est pas qu’il fût extraordinaire, mais c’était ma salle.  Une pièce bien à moi que j’avais loué la semaine précédente avec le premier argent que j’avais touché de mon premier travail.  C’était tout petit, à peine quelque six mètres carrés.  Tout juste ce qu’il me fallait pour y installer mon bureau, mon ordinateur et mes paperasses.  Un peu délabré, certes,  mais avec le temps, je savais que je l’arrangerais de manière à ce qu’il soit agréable.

J’avais passé toute la semaine précédente à trouver de quoi meubler ce petit studio.  Une vieille bibliothèque, qu’une tante voulait jeter.  Une table de bureau, acheté à une brocante.  Une chaise de secrétaire, trouvée sur le trottoir, un jour de poubelle extra ordinaire et un ordinateur d’occasion.  Tout ce que j’avais besoin pour m’exercer   suffisamment pour monter en grade.

J’y avais déjà installé mes grosses fardes des cours que j’avais suivi :  Excel, Word, Access, Page Maker.....  et j’allais enfin pouvoir essayer mon ordinateur.  Plus tard, je terminerais bien par convaincre mes parents de me laisser installer un lit pour pouvoir y loger.  Jusqu’à présent, ils ne me l’avaient jamais permis car, ils trouvaient que j’étais encore trop jeune pour loger hors de la maison.  Par contre, ils ne me reprochaient jamais de rentrer trop tard, pourvu que ce soit avant minuit.  En général je rentrais bien avant dix heures.  Mon travail terminait à cinq heures trente.  trois fois par semaines, j’allais au cours du soir et le reste du temps, je voulais m’en servir pour m’exercer et étudier afin de gravir les échelons de la bureautique.

  Mon petit copain m’avait délaissée quelques mois auparavant et j’étais bien décidée de ne plus en reprendre un de si tôt :  Je commençais enfin à jouir de ma liberté, et en ce jour de congé, je n’allais surtout pas me laisser entraîner par la dépression

Je me vois encore gravir la chaussée d’Alsemberg à Uccle, un des faubourgs de Bruxelles.  J’allais bientôt arriver à la rue Xavier de Bue, mais je m’attardais pour observer les alentours. J’étais émerveillée de voir  comme les choses paraissent différentes en plein jour.  Par moment j’avais la sensation de m’être trompée de quartier.  Les rues qui d’habitude me paraissaient si calmes, étaient maintenant pleines de vie. 

Mon regard était attiré par des magasins que je n’avais encore jamais remarqués, et lorsque  je tournai dans la rue Xavier de Bue je ne fut pas trop surprise de voir que celle-ci avait, elle aussi, pris un aspect différent sous le soleil éclatant de midi.

J’y voyais d’un côté et de l’autre des magasins modernes à ne plus en finir.

 

Solange, a-t-elle retrouvé son studio?  Comment ce fait-il que tout semble différent sous le soleil?

 

C'est à découvrir dans le livre du même nom

 

Et n'oublions pas que celui-ci est écrit en quatre langues:  anglais, français, espagnol, esperanto

 

 

 

 

 

En Kindle vous trouvez les note au pied de la page version ebook en rouge version papier à sa place

 

 

 

 

[1] Transformation  familiale, d’un mot wallon pour indiquer de l’argent ou fortune

[2] En Espagnol les gens se tutoient beaucoup plus facilement que dans la langue française.  On réserve le vous pour ceux que l’on ne pense pas revoir, ceux qui nous sont indifférent, ceux que l’on aime pas…..

1 En Catalogne, les gens qui se côtoient fréquemment, que se soit au travail ou autre, se tutoient

 

[4] diminutif de Natividad  = Noëlle

[5] sceau plus mocho pour nettoyer